La Cappadoce

Quand Alexandre partage l’Anatolie, l’État indépendant de Cappadoce apparait dans l’histoire 3e siècle avant JC et dure 4 siècles. Après les périodes Byzantine et Ottomane, aujourd’hui il se situe dans la Turquie moderne en Anatolie centrale. La Cappadoce occupait donc une situation stratégique, au carrefour des grands itinéraires nord-sud et ouest-est de l’Empire. la Cappadoce est riche en vestiges des civilisations successives. Plus de six cents églises et monastères d’époque byzantine sont conservés aujourd’hui dans les villages de la  Cappadoce. Elles sont de  l’époque paléochrétienne et vont jusqu’au 13e siècle. 

Le nom de Cappadoce vient de Katpatuka dans la langue des Hittites.

La région qui nous intéresse est celle où se trouvent la plupart des monuments byzantins et se situe entre le fleuve Kizil Irmak au nord, le mont Hassan (3250 m) à l’ouest et le mont Erciyes (3917 m) à l’est et les  chaines des montagnes Taurus au sud.

La Cappadoce a toujours surpris les visiteurs, séduits par ses paysages et ses monuments extraordinaires.

Paul Lucas,  a été le premier voyageur français, chargé par Louis XIV d’un voyage en Anatolie et en Cappadoce au début du XVIII siècle. Puis Charles Texier, John Hamilton l’ont suivis. Mais le voyage du père Guillaume de Jerphanion en 1907 qui a duré 5 ans a abouti d’une oeuvre monumentale et scientifique sur les eglises rupestres et la region.

La région se trouve à une altitude de 1000 et 1500m dominée par le mont Argée au sud de Kayseri, et le mont Hassan près d’Aksaray. Les étés sont brulants et secs et les hivers glacials et ennéigés.

L’érosion dûe à l’eau, au gel et au vent a modelé les roches multiformes.  La cimentation des cendres des volcans forme le tuf qui est très tendre et  facile à creuser ce qui explique la création des villes troglodytes.

Dans les vallées les cheminées de fée, les cônes, les pyramides sont nombreux. Et toutes les couleurs du tuf allant du blanc, à l’ocre ou jaune, et gris, et rose et violet sont en fonction de la densité et de la composition chimique du tuf donnant à ces paysages ce panorama unique au monde.

Dans les jardins poussent des légumes et dans les champs les pommiers, les abricotiers, les pruniers, les pêchers. La région a ses  vignes en gobelet et un raisin blanc exceptionel Emir excellent pour faire de vins mousseux. Mais il y a aussi lq culture du blé et des céréales. Il existe aussi l’elevage des animaux et des chevaux reputés depuis l’antiquité.

La région avec ses villes souterraines a joué à plusieurs reprises le rôle de refuge pour les premiers chrétiens lors des invasions arabes et byzantines.

La Cappadoce est un lieu mystérieux

La Cappadoce est un lieu mystérieux qui a inspiré les peintres, les sculpteurs, les auteurs, les photographes et même les caricaturistes. Yorgo Seféris, écrivain grec, lauréat du Prix Nobel de littérature en 1963, par exemple, a tenté de visiter toutes les églises de la région d’après les écrits d’un prêtre, appelé Père Jerphanion. 

On peut affirmer que dans l’ambiance si mystique de la Cappadoce découlant de sa structure extraordinaire il est impossible qu’une personne n’y prenne pas de photo.

J’ai voulu contribuer à l’héritage artistique d’une région pour laquelle j’ai un penchant passionné, et  par un effort de mon propre œil lui offrir un cadeau, même si petit.

Depuis mon enfance où j’allais en Cappadoce, les paysages de cette région m’ont tellement impressionné que des vue panoramiques sont engravées dans ma mémoire, ces paysages évoquant pour moi la surface de la lune.

J’avais pris des milliers de photos au cours des 15 dernières années parmi lesquelles j’en ai sélectionné quelques unes.

La Cappadoce est aussi une région historique interessant les photographes avec ses panaromas lunaire unique au monde sans oublier les églises rupestres peintes de fresques par les premiers chrétiens au monde.

Biographie 

Mehmet Omur a fait connaissance avec les appareils photographiques assez jeune. Adolescent il avait déjà un Kodak 100 et un Canon Ftb un peu plus tard. Au lycée il tirait lui-même ses photos au labo. Son métier de chirurgien (ORL) l’a empêché pendant 3 décennies de pratiquer son hobby d’enfance mais à la retraite il est revenu à sa passion. C’était le tout début de l’ère digitale: les appareils DSLR, les scanners etc. Il a passé une année à l’école de l’image CE3P à Paris pour se perfectionner et en est diplômé. Ré-impliqué dans la photographie depuis 2000, il travaille actuellement en tant que photographe et artiste mobile à temps plein.
A la suite d’une grande pratique de la photographie dans toutes ses dimensions du grand format à l’iPhone photographie, il s’est plutôt tourné vers le conceptuel, et la philosophie de cet art complexe qu’est la photographie.
Mehmet Omur a fait sa première exposition personnelle en 2003 à Bozcaada, une petite île dans la mer Egée. Il a partagé ses œuvres avec les amateurs d’art dans diverses expositions personnelles et a participé à plus de 20 expositions dans différentes villes.

Depuis une dizaine d’années il expose durant la semaine du Paris Photo à la Petite Gallerie; 35, rue de Seine, 75006.

Ses livres photographiques: Nature (2010), Ripple Marks (2010), Cappadoce (2014 première édition, 2016 deuxième édition en anglais), ont été imprimés.

Mehmet Omur est un chirurgien de l’oreille, du nez et de la gorge (ORL), qui travaille actuellement en tant que photographe et artiste mobile à temps plein.

Originaire de Turquie, résidant maintenant à Paris, ses œuvres mobiles en tant qu’artiste ont été exposées à Paris, Indianapolis, Florence et Istanbul. Il gère une dizaine de pages sur Facebook et son livre, “Shoot, Edit, Share: iPhone Photography”, a récemment été publié en Turc (Edition Remzi) en 2018. Il est également chroniqueur pour le magazine turc “Fotoğraf Dergisi”.
Il a reçu des prix comme “Vincent Versace Award for photographic Exellence” en 2011, Mention dans “National Geographic” , IPPA award en 2018,
Il est marié et a un fils.